Évaluation des initiatives de développement


Généralités sur l'évaluation

L'évaluation des politiques et des projets de développement repose sur des méthodes qualitatives et quantitatives standardisées, qui visent à apporter un jugement objectif sur la pertinence, l'efficacité, l'efficience et, le cas échéant, la viabilité d'une action, au regard des activités menées et des résultats atteints. L'évaluation est de fait favorable à une plus grande transparence à l'égard des bailleurs et des contribuables, et à une meilleure appropriation des initiatives par les bénéficiaires et les partenaires.

L'évaluation s'impose progressivement depuis quelques années dans le domaine du développement, de la coopération et de l'humanitaire, sous l'impulsion des bailleurs de fonds et de l'Union européenne en particulier. Ces secteurs d'intervention ont en commun une dichotomie claire entre les parties prenantes : les bailleurs (qui financent ou cofinancent les actions), les opérateurs (qui mettent en œuvre les actions) et les bénéficiaires (publics cibles).

 

Nécessité d'une généralisation de l'évaluation des politiques publiques

Au-delà de la nécessité de transparence et d'efficience souhaitable dans la mise en œuvre de toute politique publique, la nouvelle répartition des compétences et des ressources publiques entre l’État, l'Union européenne et les collectivités territoriales, milite pour une généralisation de l'évaluation des politiques de développement territorial. D'une part les collectivités qui en sont responsables (Mairies, Communautés de Communes, Agglomérations, Conseil Généraux et Régionaux) doivent rendre des comptes à leurs bailleurs (contribuables, Collectivités territoriales, Ministères, Union européenne), d'autre part elle doivent s'appuyer de plus en plus sur les acteurs de la société civile pour mener à bien leurs stratégies de développement.